Une dictée dys qui explique pourquoi tu te trompes.
Une dictée ordinaire donne une note et s'arrête là. Celle-ci écoute comment le mot a été écrit : elle range chaque faute dans sa famille — confusion b/p, lettre muette oubliée, accent, accord, homophone — et en déduit où en est l'écriture et quoi travailler ensuite.
Gratuite · sans inscription · lue à voix haute · 100 % hors-ligne, rien ne quitte ton appareil
Écouter, écrire, comprendre
La dictée se fait en trois temps, et c'est le troisième qui change tout : au lieu d'un score, tu obtiens une explication par faute et une direction de travail.
Comment ça se passe
1. Tu écoutes
La phrase est lue à voix haute en français. La vitesse est réglable : on ralentit autant qu'il faut, et on fait relire sans limite.
2. Tu écris
Tu tapes ce que tu entends, à ton rythme. Aucun chronomètre, aucune pression. Une police plus lisible et des syllabes en couleur sont disponibles d'un clic.
3. Tu comprends
Chaque écart est nommé — pas juste barré en rouge. Tu vois la famille de la faute, ce qu'elle raconte, et la famille à retravailler en priorité.
Ce qu'elle repère — et sait nommer
Deux fautes qui se ressemblent n'ont pas la même cause. Écrire « bapa » pour « papa » n'est pas la même difficulté qu'écrire « les enfant joue » : la première est phonologique, la seconde grammaticale. La dictée les distingue :
« bapa » → papa · « peti » → petit · « eleve » → élève
« lavion » → l'avion · « burit » → bruit
« Les enfant joue » → les enfants jouent · « son partis » → sont
- Sourde / sonore — b↔p, d↔t, f↔v : le son est presque le même, l'oreille hésite.
- Inversion — les lettres dans le désordre (« burit » pour « bruit »).
- Lettre muette — la finale qu'on n'entend pas (petit, grand).
- Accent — é, è, ê oubliés ou mal placés.
- Ajout / omission — une lettre en trop, une lettre manquante.
- Découpage des mots — « lavion », « jai » : la frontière entre les mots.
- Homophones — a/à, son/sont, ou/où, et/est : même son, sens différent.
- Accords — pluriel du nom, accord sujet-verbe, genre.
- Majuscule — le début de phrase.
Le stade d'écriture : savoir où on en est
Les fautes ne sont pas un tas informe : leur répartition raconte une étape d'acquisition. La dictée situe l'écriture sur quatre stades, appuyés sur les travaux d'acquisition de l'écrit :
- Phonologique — le son n'est pas encore stabilisé (confusions sourde/sonore, inversions).
- Alphabétique — le son est bon, la graphie hésite (accents, lettres muettes).
- Lexical — le mot est presque juste ; c'est son image orthographique qui manque.
- Morphosyntaxique — le stade le plus tardif : accords et homophones grammaticaux.
C'est le sens de la démarche : on ne travaille pas les accords avec quelqu'un qui bute encore sur b/p. Le stade dit par quoi commencer — et la dictée propose de rejouer en priorité la famille la plus fragile.
Pour qui ?
Personnes dys
Enfants comme adultes : s'entraîner sans être jugé, et enfin comprendre de quoi sont faites ses fautes.
Orthophonistes
Un relevé par famille d'erreurs et un stade d'écriture — de quoi objectiver un profil et cibler la remédiation.
Familles & enseignants
Un entraînement doux à la maison ou en classe : gratuit, privé, sans écran publicitaire.
Questions fréquentes
La dictée est-elle vraiment gratuite ?
Oui, entièrement, et sans publicité. Pas de compte à créer, pas de version payante, pas de limite du nombre de dictées.
Les phrases sont-elles lues à voix haute ?
Oui : chaque phrase est lue en français par la synthèse vocale du navigateur, avec une vitesse réglable, et tu peux la faire relire autant de fois que nécessaire.
Faut-il s'inscrire ? Où vont les données ?
Aucune inscription. Tout est calculé sur ton appareil : ce que tu écris ne quitte jamais le navigateur et n'est envoyé à aucun serveur.
Est-ce que ça marche sans internet ?
Oui. Une fois la page chargée, tout fonctionne hors-ligne — et l'application entière tient dans un seul fichier HTML à télécharger, qui s'ouvre d'un double-clic, sans installation ni droits d'administrateur.
En quoi est-ce différent d'une dictée classique ?
Une dictée classique compte les fautes. Celle-ci les classe, en déduit un stade et propose quoi retravailler. Le but n'est pas la note, c'est la direction.
Sur quoi elle repose
- Fondée sur la recherche — bâtie sur Lexique 4 (base lexicale du français ; New, Pallier et al., 2026) et sur des stades d'acquisition de l'écrit.
- Le même moteur que le correcteur — la dictée et le correcteur dys partagent la cognition de la langue : sons, orthographe, contexte.
- Mesurée, pas bricolée — les règles sont testées sur du corpus réel, et les idées qui ne tiennent pas sont rejetées et documentées : la page recherche →
- Privée par construction — tout tourne sur l'appareil, aucune donnée n'est envoyée.
Vous êtes orthophoniste ?
L'outil est prêt, mais il lui manque l'essentiel : de vrais retours de terrain. Si vous accompagnez des personnes dys et accepteriez d'essayer cette dictée, votre regard vaut plus que n'importe quelle métrique. Une fiche d'essai imprimable existe déjà.